Un ressenti de vie et de cultures…

Plus de 6 millions de personnes vivent en Jordanie. 65 % sont issues de l’immigration palestinienne. Le pays est situé au centre du Moyen-Orient, en frontière avec la Syrie au Nord, Israël et la Palestine à l’est,  l’Arabie Saoudite au sud et l’Irak à l’ouest. La stabilité règne dans cette royauté. 94 % des personnes sont de confession musulmane et 6 % sont de confession chrétienne.

C’est à Madaba, ville mixte, située à 30km au sud d’Amman, la capitale, que nous avons choisi de passer nos trois derniers jours dans le pays.

En 7h de stop, nous avons parcouru les 300 kilomètres qui nous séparaient du désert du Wadi Rum, dans lequel nous avons séjourné et grimpé pendant un mois. En échange de quelques coups de mains, nous avons posé notre tente dans le jardin d’une famille bédouine à Rum.

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Eid est né il y a 48 ans dans le barrah canyon, au milieu du désert. Sa famille est alors nomade. Plusieurs fois par an, il faut changer d’emplacement pour chercher de la nourriture pour les chèvres. Alors qu’il est adolescent, son père décide de venir s’installer au village pour se rapprocher du village et des commodités: école, source d’eau…

Aujourd’hui, 12 familles, descendant de la même tribu, composent le village. Elles vivent essentiellement du tourisme. Chaque jour, défilent voitures et cars de touristes qui se répartissent dans les jeeps, pour quelques heures ou quelques jours, pour passer une ou plusieurs nuits dans le désert, dans les camps en dur ou à la belle étoile… Autre réalité.

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Le Wadi Rum est conservateur et la religion musulmane y est très présente. Du haut de la falaise, nous entendons l’appel à la prière raisonner 5 fois par jour. La petite musique du camion qui livre le gaz résonne aussi tous les après-midis dans nos oreilles.

Eid a trois femmes et 13 enfants de 4 mois à 30 ans. Chaque femme à sa propre maison. La religion musulmane autorise les hommes à épouser jusqu’à  4 femmes. Mais chaque femme devra recevoir la même chose. Au village, les femmes vivent dans les maisons. Nous ne les croisons pas dans les rues. Les femmes sont ici reconnues dans leur rôle de mère et vivent au sein du quartier familial. Peu travaillent.

Nous avons eu la chance d’assister à une célébration d’union (le contrat est signé au moins un mois avant). Hommes et femmes célèbrent le mariage dans deux lieux et deux ambiances différentes du début de l’après-midi jusqu’après la tombée de la nuit mais ne se rencontrent jamais.

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Après trois semaines au sein de la famille d’Eid, c’est dans le barrah canyon que nous sommes partis camper 5 jours avec Laurent et Marie, deux copains venus nous rejoindre pour grimper. Plusieurs bédouins nous ont demandé pourquoi nous grimpions, quel sens avait cette prise de risques? Mariam aussi, la troisième femme d’Eid a souvent été intriguée…

C’est au sommet du jebel Rum, montagne surplombant le village, dans les dômes de grey lunaires, que nous passerons nos derniers moments ici. Et c’est après avoir donné nos cordes usées par le cailloux et offert quelques dessins que nous avons quitté Rum lundi, une théière bédouine accrochée à notre sac…

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Vivre dans le désert, c’est aussi vivre constamment empoussièré, il est donc temps de partir laver nos affaires pour la suite!

C’est un couple jordanien/philippin, adorable, qui nous accueille pendant ces 3 jours à Madaba.

L’atmosphère de la ville est si différente de Rum. Les femmes s’habillent ici à l’européenne, tout en conservant  le voile, utilisé  aussi comme accessoire de mode. Certaines travaillent.

Ici, la population est composée de chrétiens et de musulmans qui vivent ensemble, s’ acceptant plus ou moins suivant les discours que nous entendons.

Le niveau de vie en jordanie a explosé ces dernières années. Les écarts de richesse semblent immenses. Le kilo de riz, denrée de base, est vendu 1,50 € (prix local, oui, oui).

En cinq semaines en jordanie, nous avons juste touché du doigt un bout du Moyen-Orient. Nous n’avons pas été au sommet du Mont Nébo, nous ne nous sommes pas baignés dans la Mer Morte et n’avons pas visité les fonds marins d’Aqaba, mais l’expérience humaine a été riche, riche, riche!!!!!

3 commentaires sur “Un ressenti de vie et de cultures…

  1. Merci de vos images et commentaires je suis passionnée , votre dernier post nou lisse un vrais envie de continuer à prmartager vos sentiments et impressions
    Bonne route et à très vite

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  2. A travers vos images et l’expression de vos ressentis nous nous enrichissons également. Un grand merci pour ces partages que nous accueillons à chaque fois avec émotion. Bonne continuation à vous.

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