Au revoir la tente.

C’est avec un petit pincement au cœur, que nous avons laissé les parents d’Élodie poursuivre leur tour du Québec.

Après les avoir accueillis à l’aéroport de Montréal sous le soleil et la chaleur, nous les avons retrouvé quelques jours plus tard sous la pluie et le vent aux portes de la Gaspésie. Une guide naturaliste nous informe de toute la faune que l’on peut y voir. Il n’y a plus qu’à.

Escale à Percé (en regardant bien les photos on trouve l’origine du nom), pour l’observation des fous de bassans. Castor s’y est cru de retour en Chine.

Nous poursuivons direction le Parc Forillon, pour aller rencontrer des phoques en kayaks biplace. Petit truc, pour différencier le phoque gris (le phoque à Bardo) du phoque commun: s’il est « trop mignon!!!! », c’est un gris.

Martine et Jean-Luc validerons l’observation de l’orignal dans le parc de la Gaspésie pendant que nous inspectons les barrages des castors à Forillon.

S’en suit le défilé des bélugas aux Escoumins et autres rorquals en plein repas dans le saint Laurent.

L’ultime étape avant de se séparer fut « l’observation de l’ours noir en Charlevoix ». Après 1h d’explication sur l’ours, sa vie, son alimentation, son territoire, nous voilà partis pour 5 grosses minutes de marche. Quand tout à coup, au milieu du sentier, deux ours qui n’ont pas l’air plus inquiets que ça. Nous arrivons finalement à un mirador-gradin d’une trentaine de place, ou l’on s’installe pendant que le « guide » déverse des seaux de pommes et autres friandises. S’en suit un défilé d’ours, intermittents du spectacle, bien domestiqués durant presque 2 heures. Le tout sous les rires tonnant et les remarques niaiseuses (comme ils disent ici), des autres membres du groupe. Nos visages à tout les quatres se ferment. De la perspective d’une rencontre éphémère et précieuse avec un animal sauvage, l’on se retrouve en compagnie d’un montreur d’ours et de ses animaux qui viennent à heure fixe pour le repas.

Puis vient le temps du tri, du choix de ce qui va continuer à nous servir dans le voyage, ou qui peut rentrer en France. On se sépare donc de la tente, de cet abri ou l’on a éprouvé le soleil du moyen Orient, les orages d’Afrique et le vent de Patagonie.

Le sac en devient moins lourd, mais ce qui nous reste de chemin à faire avant de rentrer aussi. Lorsque j’écris ces lignes, cela fait exactement un an que ce même sac est monté la première fois sur mes épaules. Un peu trop lourd, mais plein de rêves. Aujourd’hui, il est un peu plus léger, mais rempli de souvenirs.

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